Création & restauration de serres et verrières anciennes
Création & restauration de serres et verrières anciennes

« les serres adossées (…), qui jouissent du soleil de l'autre côté,

sont excellentes », Dezallier d'Argenville

 

 

 

Des textes de Pline l'Ancien, au 1er siècle, on sait que l'empereur Tibère faisait protéger des aléas climatiques ses plants de concombres, tant appréciés, sous des plaques de sélénite, un gypse translucide. Mais cet usage semble s'être perdu avec la chute de l'Empire romain et jusqu'au début de la Renaissance.

 

C'est alors qu'on voit, dans un premier temps avec une vocation scientifique, l'apparition de jardins botaniques au sein desquels des édifices vitrés permettent le développement et la protection d'espèces et de variétés de plantes réunies en collections.

 

Rapidement, des monarques s'intéressent à cette pratique : l'orangerie devient un élément indispensable des grands châteaux et propriétés à partir du XVII ème siècle. L'orangerie royale de Versailles construite par l'architecte Louis le Vau (1662) pouvait contenir plus d'un millier d'orangers et autres arbustes exotiques serrés en son sein (c'est ce « serrage » qui a donné ensuite le mot « serre »). Ces édifices, s'ils sont vitrés ont encore un toit et certains murs pleins.

 

Si elles ont au départ un aspect utilitaire, à partir du XVIII ème siècle, les orangeries font aussi l'objet d'un soin architectural particulier, se parant d'ornements et parfois même de sculptures. L'orangerie devient alors un lieu de socialisation, accueillant fêtes et réceptions fastueuses.

 

Au XIX ème siècle, avec les développements techniques, les parties vitrées prennent de l'ampleur. Les artisans anglais sont alors maîtres en la matière mais concurrencés par les français. Différentes évolutions concourent à l'apparition de la serre telle qu'on la connait encore aujourd'hui. Les serres de Rohault de Fleury construites à Paris en 1834 comptent parmi les premiers spécimens. Fer et fonte rendent possible la construction de structures fines et légères auxquelles sont associées des feuilles de verres devenues particulièrement grandes puis même courbées pour des dômes.

 

L'apogée de la serre vient avec la création de grandes serres publiques comme le Crystal Palace de Londres (1851) qui présente des dimensions folles de plus de 500 mètres de long et 7 hectares. De toutes classes sociales on vient ainsi visiter ces édifices pour leur qualité architecturale et les plantes et fleurs exotiques qui y sont présentées.

 

Avec le début du XX ème siècle vient une baisse progressive de l'engouement pour les serres. Nombre de ces constructions existent encore et sont un patrimoine particulièrement riche aussi bien sur le domaine public que privé. Certaines présentent cependant un état de détérioration avancé qui nécessite une restauration. D'autres ont disparu mais peuvent être pour partie recrées, à partir de l'iconographie existante et de nos connaissances, pour participer de jardins d'exception.

 

Guillaume Durost,

20 ans d'expérience au service du Patrimoine …


>1977, naissance à Dijon de parents entrepreneurs du paysage

>1993-1996, formation à l'art du Vitrail au CERFAV de Nancy et chez un Maître Verrier

>1999, première entreprise de réalisations artistiques in situ à destination de particuliers et de collectivités (vitraux et sculpture du métal)

>2008-2011, restauration de vitraux au sein d'un atelier

>2012, création de l'EURL Durost d'aménagement de l'espace public et privé par l'art

 

C'est au travers de rencontres humaines et patrimoniales que Guillaume DUROST découvre les serres anciennes. La richesse architecturale et historique de ces édifices l'amène à mettre son savoir-faire, son expérience du verre comme du métal, au service de ce Patrimoine.

L'atelier installé au cœur du Limousin propose la création et la rénovation de serres, avec un rayonnement sur l'ensemble du territoire.